Minaret et mosquée Kalon
L'ensemble Po-i-Kalyan — minaret, mosquée et madrasa Mir-i-Arab — est le cœur symbolique de Boukhara. Le minaret Kalon, érigé en 1127, dresse ses 47 mètres au-dessus de la vieille ville.
L’ensemble Po-i-Kalyan (« Au pied du Grand ») — minaret, mosquée et madrasa Mir-i-Arab — constitue le cœur symbolique de Boukhara. Le minaret Kalon, édifié en 1127 par le souverain karakhanide Arslan Khan, s’élève à 47 mètres de hauteur sur des fondations profondes de 10 mètres, orné de 14 bandeaux de brique décorés, chacun d’un motif géométrique différent, qui se resserrent vers une lanterne octogonale au sommet.
La tradition locale veut que Gengis Khan, lorsqu’il mit Boukhara à sac en 1220, ait ordonné d’épargner le minaret — l’histoire oscille entre son admiration pour sa beauté et la chute de son chapeau lorsqu’il renversa la tête pour en apercevoir le faîte, le conduisant à déclarer que ce qui l’avait fait s’incliner devait rester debout.
Des siècles durant, le minaret servit aussi de tour de guet et de phare pour les caravanes arrivant du désert du Kyzylkoum ; du XVIIIe siècle jusqu’à la conquête russe de 1868, il fut utilisé comme « Tour de la Mort » — les condamnés étaient cousus dans des sacs puis précipités du sommet.
La mosquée Kalon attenante (1514) peut accueillir 12 000 fidèles et compte parmi les plus vastes d’Asie centrale. La madrasa Mir-i-Arab, qui lui fait face, bâtie de 1535 à 1536, demeure une école religieuse en activité — les étudiants y résident et l’on peut parfois les apercevoir dans la cour.
