Boukhara

Ensemble Liab-i-Khaouz

39.7747° N · 64.4203° E
Site historique

Lyab-i Hauz est le cœur social de la vieille ville de Boukhara : l'un des derniers bassins artificiels d'une centaine qui jalonnaient jadis la cité médiévale, ombragé de mûriers parfois huit fois centenaires.

Lyab-i Hauz (« Au bord du bassin » en tadjik) est le cœur social de la vieille ville de Boukhara — et l’un des rares hauz (bassins artificiels) subsistant de la centaine qui ponctuaient autrefois la cité médiévale et assuraient son approvisionnement en eau. Le bassin, rectangulaire et bordé de pierre (36 × 46 mètres), fut creusé en 1620 par le vizir Nadir Divan-Beghi et n’a depuis jamais cessé d’être ombragé par d’anciens mûriers (certains huit fois centenaires).

Le bassin est encadré sur trois côtés par des édifices monumentaux : la madrasa Koukeldach (1568, la plus vaste d’Asie centrale au moment de sa construction), la khanaqa Nadir Divan-Beghi (loge soufie, 1620) et la madrasa Nadir Divan-Beghi (1622, dont la frise figure deux phénix stylisés faisant face au soleil — un élément figuratif rare dans l’architecture islamique d’Asie centrale).

Tout autour du bassin, des tchaïkhanas traditionnelles servent plov, chachlik et thé vert jusque tard dans la nuit, et l’ensemble s’illumine à la tombée du jour. Une statue de bronze de Khodja Nasreddin (le sage-fou des contes populaires soufis), juché sur son âne, marque l’extrémité ouest du bassin.

Circuits qui passent par