Samarcande

Nécropole de Shah-i-Zinda

39.6644° N · 66.9883° E
Site religieux

Le Chah-i-Zinda déroule, le long d'une ruelle qui grimpe à flanc de colline, une vingtaine de mausolées dont chaque façade rivalise de céramiques émaillées : l'un des chefs-d'œuvre absolus de l'art islamique d'Asie centrale.

Le Chah-i-Zinda (« le roi vivant ») est un ensemble en forme de couloir réunissant une vingtaine de mausolées qui gravissent une pente en direction du tombeau supposé de Koussam ibn Abbas, cousin du prophète Mahomet tué en défendant Samarcande lors d’une attaque mongole au VIIe siècle — la tradition locale veut qu’il ait été décapité mais ait continué de vivre, d’où le nom.

Les plus anciens tombeaux furent élevés aux XIe et XIIe siècles ; les plus vastes et les plus ornés furent ajoutés sous le règne de Tamerlan et de ses successeurs immédiats (1370-1430), commandés pour ses filles, ses sœurs, ses généraux et ses hauts dignitaires. Chaque mausolée est un petit édifice élancé, à chambre unique coiffée d’une coupole ; ce qui rend le Chah-i-Zinda extraordinaire, c’est le décor de céramique — chaque façade et chaque surface intérieure se couvrent de terre cuite sculptée, de majolique peinte, de faïence en mosaïque et d’inscriptions en écritures coufique et thuluth.

La ruelle est étroite et se parcourt en enfilade, chaque mausolée encadrant la vue du suivant — ce rythme architectural compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art islamique d’Asie centrale. Le mausolée « Touglou Tékine » (1376) et le célèbre mausolée « octogonal » resté anonyme (1430) en sont largement tenus pour les sommets.

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